Histoire et patrimoine

Origine du nom LAGARDELLE

Les Gallo-Aquitains l’appelaient GARD, qui en langue celtique veut dire “rapide, élevé, escarpé”. Nos vieux aïeux les Sotiates, comme tous les peuples gaulois, parlaient la langue celtique.
Ils habitaient tout le pays y compris entre la Garonne et l’Ariège, depuis la jonction des deux fleuves jusqu’à la chaîne des Pyrénées.
La ville de VICDESSOS en Ariège et le torrent le Sos en sont le témoignage. Les Gallo-Romains s’étant rendus maîtres du pays, latinisèrent le nom de GARD, en firent GARDUA gardienne, parce que placée sur une éminence, d’où l’on pouvait surveiller, à la fois, les vallées de la Lèze et de l’Ariège. GARDUA en était la première gardienne. GARDUA devint GARDUELLA puis GARDELLA.
En 1370, nous trouvons GARDELLO, observatoire, et insensiblement, on a prononcé GARDELLE, puis LA GARDELLE, en deux mots.
On y adjoint, après la révolution de 1789, le complément “sur Lèze” pour la différencier de son homonyme LAGARDELLE qui se trouve sur la rive gauche du Lot, entre les agglomérations de LUZECH et PUY-L’ÉVÊQUE.

Les armoiries de la commune

Le blason, de gueules (rouge), comprend une croix fichée dans un monde posé sur croissant, accosté de deux tours crénelées et maçonnées de sable, le tout d’or.

Le logo communal

Intégré à tous les supports de communication de la commune, il représente une fleur modernisée qui évoque les espaces de verdure, le parc et le côté rural de la commune. Les pétales colorés suggèrent la symbolique de la Haute-Garonne (arc-en-ciel). La queue de la fleur forme un « L » pour Lagardelle et la couleur bleue symbolise la Lèze. La ligne rouge orangée apporte la chaleur de la brique foraine, principal matériau des bâtiments anciens du village. 

Dates de construction des bâtiments et édifices de la commune

  •  EGLISE : XIIème siècle – 2 cloches du XVIème (1523)
  •  ANCIENNE MAIRIE : 1788
  •  CHATEAU DES SŒURS : XVIème siècle
  •  CHATEAU DE REDON : XVIIIème siècle
  •  CHATEAU DU VIGNAOU : fin XVIIIème siècle
  •  RENOVATION DU CHATEAU DU VIGNAOU : 1998
  •  PRESBYTERE : 1850 (ancienne pharmacie)
  •  ANCIENNES ECOLES (Place de Verdun) : 1901
  •  SALLE DES FETES : 1966
  •  CLINIQUE : 1974
  •  POSTE : 1980
  •  ECOLE MATERNELLE : 1984
  •  ECOLE ELEMENTAIRE : 1987
  •  CANTINE SCOLAIRE : 1990
  •  CENTRE DE LOISIRS : 2003
  •  MEDIATHEQUE (2ème étage du château du Vignaou) : 2005
  •  ATELIERS MUNICIPAUX : 2017

L’hôtel de l’ancienne mairie (Cours des Ravelins)

Il fut bâti en 1788 par les soins des coseigneurs du lieu sur le fondement du vieux ravelin.
Sur le fronton de cet hôtel de ville, il y avait un écusson aux armes du village.
A la restauration du bâtiment en 1970, les armoiries ont été reproduites et judicieusement
placées dans une niche située sur la façade (sculptées bénévolement, par un habitant de Lagardelle, Raymond ABRIBAT).
Au sommet du fronton, flotte une girouette montée sur une hallebarde, avec en tête et en queue, une étoile à quatre branches. Nous ignorons ce qu’elle put signifier dans le temps ancien, car chaque seigneurie, baronnie, ou comté, avait sa girouette pour indiquer aux voyageurs où ils se trouvaient. Est-ce la même girouette qui virait sur nos anciennes fortifications ?

Les Moulins

Il existait plusieurs moulins, à eau et à vent. Le plus connu, le moulin à eau de La Prade, se situait sur la Lèze, près du pont métallique de la rue du Moulin. Il mettait en mouvement deux paires de meules. Les archives indiquent, qu’un autre moulin à eau, fonctionnait au lieu-dit « Bordelèze ». Deux autres moulins à vent ont été construits au 18ème siècle, l’un appartenant à la famille Augé, d’où le nom du carrefour « Moulin d’Augé », et l’autre dit « Moulin de Montfort », du nom du propriétaire, situé sur la colline des « Mounasses ».

Les ponts

Le 21 janvier 1773, le pont en briques sur la Lèze s’écroula. Situé à moitié côte, on voit encore l’ancien lit de la Lèze dans le parc. La même inondation emporta une passerelle qui conduisait à une fontaine qui coulait sur la rive gauche, qui, seule, fournissait l’eau potable aux habitants. A la même époque, s’écroula aussi le pont du « Rouquadou ». Ces deux ouvrages furent provisoirement remplacés par des ponts en bois. La rivière fut déviée, et la route du moulin d’Augé créée à la même époque.

En 1783, les Etats Généraux du Languedoc vont mettre à exécution la construction d’un nouveau pont sur la Lèze. Le pont du Rouquadou, autrefois trop près de la Lèze, fut reconstruit plus loin, par suite d’une cession de terrain (Pont sur le ruisseau “l’Ayguère” nommé actuellement ruisseau de la Grange). En 1904, la construction d’un pont avec tablier métallique de 18 mètres d’ouverture a été réalisé sur la Lèze, au lieu-dit « Le Moulin ». Les ponts de ” Mont Merly ” et de ” Massoc ” sur le Rieutort furent construits en 1840.

Le fort

Constitué d’une grande enceinte carrée, il comprenait l’église au sud, entourée de sa place (place de Verdun aujourd’hui), au nord le château de la Lèze (actuelle mairie), délimité à l’est et à l’ouest par des fossés profonds et de deux hautes tours. On y entrait par un pont-levis semblant se situer à l’entrée de la salle du conseil municipal de l’ancienne mairie Cours des Ravelins.

Le parc du Vignaou

Créé en 1872 dans l’ancien lit de la Lèze qui coulait à cette époque au pied du château, le parc compte plus de 500 arbres de 27 espèces différentes. Quatre essences prédominent : l’érable champêtre, le chêne pédonculé, le marronnier d’Inde et le cèdre de l’Atlas. Véritable patrimoine végétal hérité du passé, espace de biodiversité, le parc fait l’objet d’une attention particulière. Certaines zones sont délibérément laissées à l’état naturel pour préserver la faune et la flore qui s’y abritent.

L’église

Édifiée au XIIe siècle, l’histoire nous enseigne qu’elle fut remaniée à peu près tous les 100 ans. En 1789, l’ancien clocher comportait cinq cloches. Toutes furent descendues pour être utilisées à la fabrication de canons. Seules les deux grosses cloches actuelles ont subsisté. Le vieux clocher fut démoli en 1867 et l’actuel construit la même année. En 1959, suite à un tassement de terrain, les deux porches qui avaient été construits, se déplaçaient et entraînaient le clocher. Il fallut à nouveau envisager des réparations. Les démolitions commencèrent tout en épargnant un maximum le monument.

Les châteaux

Le premier se situe à l’extrémité sud de la grande rue, face à l’église et de l’ancien fort qui fut démoli en 1788. La famille du Bourg en prit la charge, et s’employa à restaurer l’église et le clocher. L’époque de construction de ce château se situe approximativement entre 1471 et 1493. Jusqu’en 2020, il hébergeait une institution religieuse qui l’a transformé en résidence pour personnes âgées. On le nomme ” le château des sœurs “.

Le second, est situé en haut de la côte de la Lèze. Le château du Vignaou a été bâti par les ” de Villepigue ” coseigneurs de Lagardelle en 1711. Racheté par Jean-Baptiste Groc en 1809, il a été restauré en 1867 par son fils Alexandre. Les décorations en terre cuite des façades proviennent de la célèbre briqueterie Virebent de Launaguet. Acquis par la municipalité en 1996, il abrite aujourd’hui les services de la mairie.

Le troisième se trouve à la sortie du village, direction Auterive. Il porte le nom de son bâtisseur Jean-François de Redon qui entreprit sa construction ainsi qu’une métairie à la fin du XVIIe siècle. Au fil des successions, le bâtiment s’est transformé et le domaine s’est agrandi. Vers 1840, un deuxième étage a été ajouté à la partie basse existante. Sous l’impulsion des familles d’Aldeguier et De Bonnefoy, le domaine de Redon connaîtra à cette période une grande réputation pour sa production viticole.

Les événements marquants

1692 : disette affreuse
1693 : la peste
1860 – 1867 : restauration de l’église
Mars 1914 : chute de la foudre sur le clocher
Novembre 1921 : installation d’un paratonnerre
Juin 1977 : crue de la Lèze
Juillet 1991 : feu au clocher causé par le feu d’artifice du 14 juillet
Février 1994 : réfection des parements du clocher de l’église
Août 1998 : la mairie s’installe au château du Vignaou
Décembre 1999 : tempête du siècle sur la France
Juin 2000 : crue importante de la Lèze
Octobre 2000 : Eugène MARRAST fait don de la cloche Eugénie baptisée le 15 Octobre 2000 par Monseigneur André COLLINI
Août 2006 : la mairie (château du Vignaou) est frappée par la foudre
Mai-Juin 2007 : inondation de la plaine de la Lèze
Janvier 2009 : tempête hivernale, des vents de 150km/h provoquent des dégâts importants
2012-2013 : gros travaux de rénovation à l’église

Les écoles

En 1833, la loi Guizot organise l’enseignement primaire en France. Chaque commune de plus de 300 habitants est tenue d’entretenir une école primaire et d’employer un instituteur. En 1837, Jean-Baptiste VILLA a été le premier instituteur nommé à Lagardelle. Moyennant une indemnité, il a fait école à son domicile durant plusieurs années, puis l’école se fit dans une des salles de la mairie à l’époque Cours des Ravelins.

Vers 1860, Anaïs SOL a ouvert une « école libre » de filles, gratuite, dispensant l’éducation sans aucune indemnité et qui donna beaucoup de satisfaction, d’excellents résultats, car à cette époque, rien n’avait été fait encore pour l’instruction des jeunes filles. Madame SOL faisait école chez elle.
Ensuite furent nommés monsieur VIE en 1860, monsieur DESPOUY en 1863 et enfin mademoiselle BARTHE en 1879, institutrice à l’école des filles. Les anciennes écoles situées place de Verdun ont été construites en 1901.

  Lagardelle-sur-Lèze

Adresse

3 rue du château de Vignaou,
31870 Lagardelle-sur-Lèze

Téléphone

05 62 11 59 80

 

Horaires

Lundi au Vendredi : 08:30–12:00, 13:30–17:30
Samedi 09:00–12:00
Dimanche Fermé

 

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